Chirurgie de la hanche : procédures, hospitalisation et rééducation

La chirurgie de la hanche est une intervention courante visant à soulager la douleur et à restaurer la mobilité lorsque les traitements non chirurgicaux ne suffisent plus. Elle englobe plusieurs techniques, dont l'arthroplastie totale, la réparation arthroscopique et d'autres procédures ciblées. La décision implique une évaluation complète de l'état de la hanche (hip), des antécédents médicaux et des objectifs fonctionnels du patient.

Chirurgie de la hanche : procédures, hospitalisation et rééducation Image by Matias Maiztegui from Pixabay

Cet article est à titre informatif seulement et ne doit pas être considéré comme un avis médical. Veuillez consulter un professionnel de santé qualifié pour des recommandations et un traitement personnalisés.

Hanche (hip) : anatomie et problèmes courants

La hanche est une articulation sphéroïde comprenant la tête fémorale et l’acétabulum du bassin. Les problèmes courants incluent l’arthrose, les fractures du col fémoral, la nécrose avasculaire et les lésions du labrum. Ces pathologies peuvent entraîner douleur, raideur et limitation de l’amplitude articulaire. L’évaluation clinique et l’imagerie (radiographies, IRM) permettent de préciser l’origine du symptôme et d’orienter vers des solutions conservatrices ou une intervention chirurgicale.

Quand envisager une chirurgie (surgery) de la hanche?

La chirurgie est envisagée lorsque la douleur persiste malgré la physiothérapie, les médicaments anti-inflammatoires et les injections intra-articulaires, ou après une fracture instable. Les critères incluent la baisse significative de la qualité de vie, l’incapacité à réaliser les activités quotidiennes et des signes radiologiques avancés. Le choix de la technique dépend de l’âge, du niveau d’activité, de la qualité osseuse et des comorbidités médicales (medical) : arthroplastie totale pour l’arthrose avancée, ostéosynthèse pour certaines fractures, ou interventions moins invasives selon le cas.

Que se passe-t-il à l’hôpital (hospital) pendant l’intervention?

Avant l’intervention, un bilan préopératoire évalue le risque anesthésique et optimise les comorbidités. L’intervention peut se faire sous anesthésie générale ou rachianesthésie. En salle d’opération, l’équipe chirurgicale remplace ou répare les éléments articulaires selon la procédure choisie. Après l’opération, le patient est surveillé en salle de réveil puis transféré en unité standard. La durée de séjour à l’hôpital varie : quelques jours pour une arthroplastie moderne, parfois plus selon la récupération et les complications potentielles. Des mesures de prévention des thromboses et des infections sont systématiquement mises en place.

Aspects médicaux (medical) et risques à connaître

Comme toute intervention, la chirurgie de la hanche comporte des risques : infection, hémorragie, thromboembolie veineuse, luxation de la prothèse, différence de longueur des membres et usure ou descellement de l’implant à long terme. Les facteurs médicaux influençant le risque incluent le tabagisme, le diabète, l’obésité et les antécédents vasculaires. Une bonne optimisation préopératoire — contrôle du diabète, arrêt du tabac, révision des médicaments — réduit les risques. L’information claire du patient sur les bénéfices attendus et les complications possibles fait partie intégrante du parcours médical.

Rééducation (rehabilitation) après une chirurgie de la hanche

La rééducation est essentielle pour retrouver mobilité et force. Elle débute souvent dès le premier jour postopératoire avec des exercices d’amplitude et la marche aidée. Les protocoles varient : charges partielles ou immédiates selon la technique et la stabilité de l’implant. La physiothérapie vise la récupération de la démarche, le renforcement musculaire et la rééducation des escaliers. La durée de la rééducation formelle peut aller de plusieurs semaines à plusieurs mois, avec une amélioration progressive de la douleur et de la fonction. La collaboration entre patient, kinésithérapeute et équipe chirurgicale facilite une reprise d’activité adaptée.

Conclusion

La chirurgie de la hanche couvre un large spectre d’interventions destinées à réduire la douleur et rétablir la fonction chez des patients souffrant d’affections dégénératives, traumatiques ou post-nécrotiques. Le parcours inclut une évaluation médicale approfondie, une préparation en milieu hospitalier et un programme de rééducation structuré. Les décisions se prennent au cas par cas en fonction des objectifs fonctionnels et des risques individuels ; un suivi régulier permet d’optimiser les résultats et de gérer les complications éventuelles.